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CONSOMMATION DE PRODUITS RICHES EN SUCRE, FOIE GRAS ET EPIDEMIE DU DIABÈTE

Le 07 juin 2021
Cet article est le second d'une série dédiée à notre consommation de sucre et à ses conséquences sur notre Santé. L’excédent de glucides ingéré lors des repas est transformé et stocké sous forme de graisse au sein du tissu adipeux.

SUCRES, TRIGLYCÉRIDES ET TISSU ADIPEUX 

Le foie transforme et stocke le sucre sous forme de glycogène à hauteur maximale de 100 grammes pour le foie et 400 grammes pour les tissus musculaires. Au-delà, l’excédent de sucre apporté par notre alimentation est transformé et stocké sous forme de graisse au sein des cellules du tissu adipeux qui se nomment les adipocytes. Ces cellules stockent aussi bien les lipides ingérés que les sucres transformés en lipides. Au-delà d’une taille cellulaire critique, les adipocytes, ne pouvant plus stocker de graisse, se divisent, ce qui conduit au développement du tissu adipeux. Ce tissu se retrouve essentiellement en sous-cutané et en intra-abdominal. Le développement de la forme sous-cutané localisée au niveau des fesses, hanches et cuisses ne présente aucun risque pour la santé contrairement à la forme intra-abdominale qui s’accompagne de facteurs de risques métaboliques et cardiovasculaires et de prédiction de survenue d'un diabète et/ou d'une dyslipidémie

Les sucres ou glucides sont contenus dans beaucoup d’aliments. Afin de réguler le tissu adipeux du corps, il faut aussi prendre en considération ceux apportés par la consommation des légumineuses, céréales, féculents, légumes racines, fruits... comme mentionné dans l’article « ALIMENTATION RICHE EN SUCRE, EN ROUTE VERS LA SURCHARGE PONDÉRALE ET L’OBÉSITÉ ».

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FOIE GRAS, ATTENTION AUX RISQUES MÉTABOLIQUES, CARDIOVASCULAIRES ET DE CIRRHOSE

La surcharge pondérale et l’obésité liées au développement du tissu adipeux intra-abdominal est considérée comme un facteur de risque du diabète, des troubles cardio-vasculaires et des accidents vasculaires cérébraux

Dans cette forme d’obésité, on peut notamment observer une accumulation de graisse autour des cellules du foie. On parle alors de stéatose hépatique ou foie gras visible à l’échographie. Contrairement à ce que l’on peut croire, nombreuses sont les stéatoses hépatiques liées à notre alimentation très riche en sucres. D’ailleurs, les oies et les canards, depuis l’antiquité, sont gavés à l’aide d’aliments essentiellement riches en sucres comme les figues, le millet, et le maïs.

La stéatose hépatique non alcoolique est bénigne. Cependant, si elle n’est pas traitée, elle peut entraîner un état de maladie beaucoup plus grave liée à une inflammation chronique du foie. Cette inflammation se traduit par une destruction des cellules qui sont remplacées par du tissu conjonctif cicatriciel. C’est ce que l’on nomme « fibrose ». La conséquence est que le nombre de cellules constituant le foie diminue contrairement à sa charge de travail qui reste constante. La bonne nouvelle est que le foie a la capacité unique de s’auto-régénérer si l’on ne va pas trop loin dans sa destruction et si l’on suit certaines consignes.

Dans le cadre d’une stéatose hépatique non alcoolique, on observe, dans 20% des cas, une cirrhose pouvant provoquer de nombreuses complications comme un cancer du foie. Il est donc important de veiller quotidiennement à sa consommation en produits contenant du sucre. Cependant, vous ne serez capables de limiter vos apports en « sucres » seulement si vous consommez suffisamment de « protéines animales », aliment ayant le pouvoir de satiété le plus élevé, et cela à chaque repas. 

En cas de stéatose, il faut privilégier une alimentation à basse teneur en glucides et augmenter les dépenses via la pratique d’activités physiques adaptées. La supplémentation via la phytothérapie est conseillée pour optimiser le rétablissement du foie.

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SUCRE ET ÉPIDÉMIE DU DIABÈTE

Avec notre consommation en sucre, il est donc normal de voir l’émergence prégnante de la maladie du diabète qui correspond à un défaut de régulation du sucre dans le sang. Cette maladie est qualifiée « d'épidémie du 21è siècle ». On compte 8,5 % de la population mondiale malade du diabète. Entre 2000 et 2009, le taux de prévalence du diabète en France n'a cessé d’augmenter. Les causes principales du diabète sont le surpoids, l’obésité, la mauvaise alimentation, la sédentarité et la faible activité physique. L'Inde, qui est de loin le pays qui compte le plus de végétariens avec 38% de sa population, détient aussi le plus grand nombre de diabétiques au monde, avec près de 51 millions de personnes touchées en 2011, soit 25% de sa population. Est-ce une coïncidence ? Rappelons qu’un régime végétarien équilibré au niveau des apports protéiques, est systématiquement très riche en sucres. Cf article « L’ALIMENTATION, RÈGLES DE BASES POUR BIEN S’ALIMENTER : SECONDE PARTIE »

En France, en 2015, 5,4% de la population prenait un traitement médicamenteux pour son diabète. Le taux de diabétique ne cesse d’augmenter, particulièrement chez les hommes jeunes de moins de 20 ans et chez les personnes âgées de plus de 80 ans.

Une alimentation à basse teneur en glucides pourrait être la solution à cette maladie si elle est prise à temps. Il est donc inquiétant de voir que la mode actuelle, encouragée par une certaine mouvance écologiste, est de limiter les apports en protéines animales au profit des aliments à indice glycémique moyen et élevé comme beaucoup de légumineuses, de céréales, de féculents, de légumes racines, de fruits... Cette tendance favorisera la propagation du diabète que l’on surnomme « épidémie du 21ème siècle ».

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En cas de troubles digestifs, d’un taux élevé en triglycérides ou en cholestérol, pensez à prendre rendez-vous à mon cabinet via doctolib.fr

 

 

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