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CONSEILS POUR UN PETIT DEJEUNER IDEAL : LES PROTEINES, PARTIE 3/3

Le 01 décembre 2021
La consommation de protéines animales, au petit déjeuner, va apporter à l'organisme des acides aminés stimulant l’éveil, l’enthousiasme, la motivation, la concentration, la vigilance et favorisant la satiété.


 
PETIT DEJEUNER, PROTEINES, ACIDES AMINÉS ET NEUROTRANSMETTEURS

La consommation de protéines animales (cf chapitre sur les protéines dans l’actualité : « Alimentation, règles de base pour bien s’alimenter ») au petit déjeuner va apporter à l'organisme des acides aminés, dont la tyrosine, le tryptophane et l’acide glutamique.
La tyrosine est le précurseur de la dopamine, de la noradrénaline et de l’adrénaline. Leur carence se traduit par une démotivation, un état dépressif et une baisse de la libido. Le tryptophane, acide aminé essentiel, est le précurseur de la sérotonine. Sa carence se traduit par de l’irritabilité. L’acide glutamique est le précurseur du GABA (acide gamma-aminobutyrique). Sa carence se traduit par de l’anxiété et des troubles du sommeil.
Consommer une source de protéines animales le matin présente les avantages de stimuler l’éveil, l’enthousiasme, la motivation, la concentration et la vigilance. Elle favorise également la satiété. Cela évite une consommation excessive d’aliments riches en glucides et participe à un meilleur contrôle du poids.

PROTEINES ANIMALES ET PROTEINES VEGETALES


Les protéines sont indispensables à notre physiologie. Elles sont utilisées comme matériel de construction, comme hormones, comme enzymes, comme vitamines, pour le système immunitaire
Par exemple, le collagène est la protéine la plus présente chez l’être humain. Elle constitue 30 % de la matière sèche du corps humain. Produite par les cellules du tissu conjonctif, il est présent dans les fascias, les muscles, les tendons, les os, les cartilages, les ligaments, les ménisques et les vaisseaux sanguins et lymphatiques.
Notre corps à la capacité, a partir de protéines de fabriquer des lipides et des glucides. En revanche, à partir des lipides et des glucides, nous ne pouvons pas fabriquer de protéines. Il faut forcément les amener par notre alimentation. Elles nous sont indispensables. Les protéines sont constituées d’acides aminés. Il existe 20 acides aminés dont 12 non essentiels et 8 essentiels. Le corps a la capacité de convertir un acide aminé non essentiel en un autre non essentiel. En revanche, les 8 essentiels doivent être apportés par l’alimentation. La carence en un seul de ces 8 acides aminés essentiels donne les mêmes résultats, à long terme, qu’une carence complète en protéines. Or dans les végétaux, contrairement à ce que l’on peut lire sur internet, ces 8 acides aminés non essentiels ne sont jamais présents en intégralité. Ainsi un œuf contenant 18% de protéines est très supérieur au soja contenant 35% de protéines mais dépourvu de l’acide aminé essentiel méthionine. Afin d’apporter tous les acides aminés essentiels par une alimentation végétale, en théorie, il faut mélanger céréales et légumineuses au cours du même repas selon la proportion 2/3 et 1/3. Ainsi, pour apporter 50 grammes de protéines pures par jour, vous devrez soit consommer 200g de viande ou de poisson, soit 1,2kg de riz et 200g de lentilles. En pratique, cela semble beaucoup plus délicat car non seulement, au sein du même repas, tous les acides aminés essentiels doivent être présents mais aussi, pour chacun d’eux, présents en quantité suffisante. De plus, les acides aminés d’origine végétale sont enfermés dans un contexte fibreux constitué notamment de cellulose. Nous ne la digérons pas contrairement aux herbivores (lapins, vaches…). Cela rend l’extraction des acides aminés très difficile pour notre tube digestif. Enfin, notre estomac n’est physiologiquement pas prévu pour cela. Utiliser un apport de protéines végétales entraine une indigestion chronique se traduisant par l’installation, sur du long terme, de Reflux Gastro Oesophagien.
 

LE PETIT DEJEUNER, EN CONCLUSION


Le petit déjeuner idéal, en fonction de la dépense énergétique quotidienne, devrait être riche en protéines et en lipides et faible en glucides. Il peut se composer d’un œuf coque accompagné d’une tranche de jambon avec un morceau de fromage de chèvre ou de brebis ainsi que de quelques noix et d’un morceau de pain au sarrasin qui présente un indice glycémique modéré. Si vous avez l’habitude de prendre un petit déjeuner sucré, vous pouvez commencer par des aliments riches en protéines et lipides et terminer par une touche de sucré.
En cas de troubles digestifs, pensez à prendre rendez-vous à mon cabinet via doctolib.fr

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