Vous êtes ici : Accueil > Actualités > OSTÉOPATHIE ET RÉGIME ALIMENTAIRE, EXISTE-T-IL UNE ALIMENTATION OPTIMALE POUR NOTRE SANTÉ ?

OSTÉOPATHIE ET RÉGIME ALIMENTAIRE, EXISTE-T-IL UNE ALIMENTATION OPTIMALE POUR NOTRE SANTÉ ?

Le 04 décembre 2019
OSTÉOPATHIE ET RÉGIME ALIMENTAIRE, EXISTE-T-IL UNE ALIMENTATION OPTIMALE POUR NOTRE SANTÉ ?OSTÉOPATHIE ET RÉGIME ALIMENTAIRE, EXISTE-T-IL UNE ALIMENTATION OPTIMALE POUR NOTRE SANTÉ ?OSTÉOPATHIE ET RÉGIME ALIMENTAIRE, EXISTE-T-IL UNE ALIMENTATION OPTIMALE POUR NOTRE SANTÉ ?OSTÉOPATHIE ET RÉGIME ALIMENTAIRE, EXISTE-T-IL UNE ALIMENTATION OPTIMALE POUR NOTRE SANTÉ ?
L’ostéopathie est une médecine évolutionniste. Andrew T. STILL (1828-1917), père de l’ostéopathie, est certainement le premier médecin à avoir appliqué les principes de la science évolutionniste au domaine médical.

L’ostéopathie est une médecine évolutionniste. Andrew T. STILL (1828-1917), père de l’ostéopathie, est certainement le premier médecin à avoir appliqué les principes de la science évolutionniste au domaine médical. Grâce à cela, il traita avec succès des pathologies aussi variées que complexes sans aucun médicament. En tant qu’ostéopathe, la science évolutionniste est notre fil directeur. Elle nous permet de mieux comprendre et traiter nos patients. Chaque changement dans notre environnement entraîne une réponse. Plus fort est le changement, plus forte est la réponse. Ce que nous nommons « maladie » n’est autre qu’une réponse du corps à un environnement qui ne lui est pas adapté. Par environnement nous entendons tout ce à quoi nous sommes confrontés (cf https://www.osteopathe-toulouse-rangueil.fr/darwin--la-face-cachee-de-l---osteopathie--approche-evolutionniste-de-la-sante-a-toulouse_ad63.html). Notre alimentation en fait partie. Ainsi la question est de savoir si nos habitudes alimentaires du XXIème siècle sont adaptées à notre système digestif.
 
LES SIGNES POUVANT INDIQUER UNE ALIMENTATION INADAPTÉE
Il existe de nombreux signes pouvant indiquer une alimentation qui ne nous est pas favorable. De nombreux facteurs peuvent perturber le bon déroulement de notre digestion comme une alimentation inadaptée, le stress, des facteurs d’ordre mécanique... La digestion se fait en plusieurs phases. Chacune d’entre elles a son importance et est essentielle à la phase qui lui succède. Notre travail consiste, lorsque le patient présente des signes digestifs, à investiguer tous ces facteurs et toutes ces phases afin de trouver où se situe la solution. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la digestion commence avant l’introduction des aliments dans la bouche pour se terminer par le processus d’excrétion. Ainsi, une bonne digestion commence par le fait d’être en appétit et par la stimulation des sens comme la vue et l’odorat.
Les signes pouvant indiquer une alimentation qui ne nous est pas adaptée sont entre autres d’avoir : une langue dite « chargée », des lèvres très souvent gercées, le nez bouché chroniquement, des reflux gastro-œsophagiens, des éructations, des gaz, des ballonnements, des selles claires, molles, qui flottent... Au regard de tous ces éléments, il est très rare de trouver une personne qui a une digestion optimale. Par manque de connaissances, nous considérons souvent comme normale une digestion qui ne l’est pas. Il est important de rappeler que la digestion influe notre santé. Elle a lieu trois fois par jour au minimum, sept jours sur sept. C’est certainement le facteur qui influence le plus notre organisme. Penser qu’elle n’a pas d’incidence sur notre organisme est, à mon sens, une grave erreur. Une digestion perturbée sur plusieurs années aura des conséquences fâcheuses.       
 
 
L’ALIMENTATION D’UN POINT DE VUE ÉVOLUTIONNISTE
Nos besoins nutritionnels ont été façonnés par les contraintes de l’environnement auxquelles nous avons été le plus longtemps exposé. La révolution agricole a commencé il y a 10 000 ans, une fraction de secondes à l’échelle de l’Homme qui est apparu sur Terre il y a 2,5 millions d’années, bouleversant radicalement nos habitudes alimentaires. Jusqu’à cette époque, tous les êtres humains vivaient de la chasse, de la pêche et de la cueillette. Nous nous nourrissions alors uniquement de viande maigre, de poisson, de légumes et de fruits. Pour la plupart d’entre nous, cela ne fait que 200 générations que nos ancêtres ont abandonné ce mode de vie pour s’adonner à l’agriculture et à l’élevage permettant ainsi de passer du nomadisme à la sédentarisation.
Nos ancêtres du paléolithique étaient en bonne santé. Ils étaient sveltes, athlétiques et rarement touchés par les troubles cardio-vasculaires ou autres fléaux qui ravagent nos pays occidentaux. Cela est confirmé par les études menées sur les chasseurs-cueilleurs qui ont survécu jusqu’au XXIe siècle. Ces populations ne présentent aucun symptôme propre aux maladies chroniques qui nous touchent.
Notre organisme nécessite une nourriture qui lui est adaptée. Il s’est développé sur presque 2,5 millions d’années en consommant les produits issus de la chasse et de la cueillette. Or notre physiologie a très peu évolué. Nos besoins diététiques sont donc les mêmes que ceux de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs. Il ne nous viendrait pas à l’idée d’utiliser du diesel pour une voiture fonctionnant au super. Ainsi, changer notre alimentation a un impact sur notre santé. Les produits de base d’aujourd’hui : céréales, produits laitiers, sucres raffinés, viandes grasses et salées ainsi que produits raffinés ne sont pas adaptés à notre système digestif. Ces aliments nous font grossir et provoquent de nombreuses maladies et une baisse notable de notre vitalité.
 
LE RÉGIME PALÉOLITHIQUE
Le docteur en radiologie et anthropologue américain S. BOYD EATON a mis en évidence le lien entre l’alimentation de nos ancêtres et l’absence de maladies dégénératives. Pour se faire, il a appliqué la science de l’évolution au domaine de la diététique. En 1885, il publie un article scientifique intitulé « paleolithic Nutrition » dans la prestigieuse revue New England Journal of Medecine. Il y expose sa théorie sur le lien entre nos gênes et nos besoins alimentaires. Notre génome n’ayant que très peu évolué en 40 000 ans, nous sommes génétiquement adaptés au régime des chasseurs-cueilleurs. Nous sommes programmés pour consommer ce que la nature nous offre à l’état brut comme nous faisions avant la révolution agricole. D’après lui, nos actuelles déviations alimentaires expliquent l’apparition de nombreuses pathologies.
 
Loren CORDAIN est docteur et professeur émérite au département des sciences de la santé et de l’exercice à l’Université d’État du Colorado. Aidé par les recherches de nombreux scientifiques, il travaille sur le « régime paléo » depuis une vingtaine d’années. En 2002, il publie le livre « le régime PALÉO, le régime sans aliments transformés pour retrouver la forme ». S’appuyant sur les travaux de S. BOYD EATON, il y décrit un régime alimentaire basé sur les principes de celui des chasseurs-cueilleurs, adapté à notre époque et aux découvertes scientifiques modernes. Depuis, il a publié de nombreuses études dans la revue de référence The American Journal of Clinical Nutrition. A travers ses travaux de recherche, il souligne plusieurs problèmes apportés par la révolution agricole à notre alimentation. Notre alimentation est trop riche en lipides, en glucides et en sel. En revanche, elle n’est pas assez riche en « viandes maigres », en « bonnes graisses », en fibres et en potassium.
Les principes de base de l’alimentation paléo sont de consommer sans restriction des viandes maigres, des poissons, des fruits de mer, des légumes sans amidon et des fruits. Les céréales, les légumineuses, les féculents, les produits laitiers et les aliments transformés y sont proscrits. L’apport à volonté des protéines agit sur l’appétit. Elles procurent une sensation de satiété plus puissante que celle des glucides ou des lipides, ce qui régule notre appétit. La proscription des céréales, des légumineuses et des féculents en fait une alimentation faible en glucides. Notre alimentation moderne riche en lipides et en glucides perturbe notre métabolisme de l’insuline, nous exposant ainsi à développer une résistance à celle-ci. L’insulinorésistance, touchant la majorité des individus en surpoids, est associée aux maladies comme le diabète, l’hypertension artérielle, les maladies cardio-vasculaires et la dyslipidémie. Elles constituent un problème de santé majeur de nos pays occidentaux.
Comme le souligne le Pr Loren CORDAIN, l’alimentation ne suffit pas à rester en bonne santé. Il nous faut aussi pratiquer une activité physique régulière comme le faisaient nos ancêtres chasseurs-cueilleurs.

close
expand_less