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L’OSTÉOPATHIE, UNE NOUVELLE BRANCHE DE LA MÉDECINE, À TOULOUSE

Le 14 janvier 2020
L’OSTÉOPATHIE, UNE NOUVELLE BRANCHE DE LA MÉDECINE, À TOULOUSEL’OSTÉOPATHIE, UNE NOUVELLE BRANCHE DE LA MÉDECINE, À TOULOUSEL’OSTÉOPATHIE, UNE NOUVELLE BRANCHE DE LA MÉDECINE, À TOULOUSE
A l’image de la science, la médecine a énormément évolué au cours des deux derniers siècles. Ainsi Andrew Taylor STILL, face à l’inefficacité de la médecine de son époque et grâce à une forte stimulation intellectuelle découvra une autre médecine.

 A l’image de la science, la médecine a énormément évolué au cours des deux derniers siècles. Ainsi Andrew Taylor STILL, face à l’inefficacité de la médecine de son époque et grâce à une forte stimulation intellectuelle découvra une médecine qu’il pensait révolutionnaire pour le domaine médical.
 
L’ÂGE DE LA MÉDECINE HÉROÏQUE, TERREAU PROPICE À L’APPARITION D’UNE AUTRE MÉDECINE
Au dix-huitième siècle, le médecin américain Benjamin Rush (1746-1813) mit en place un système de traitement de la maladie surnommé « heroïc medecine ». Il consistait à saigner le patient jusqu’à l’inconscience et le purger à l’aide du calomel jusqu’à ce qu’il présente des signes d’empoisonnement au mercure : ulcération des lèvres, des joues et de la langue, douleurs gastriques souvent accompagnées de diarrhée sanguinolente et de la chute des dents. De 1768 à 1850, ce système domina l’enseignement et la pratique de la médecine américaine.
Pour éviter les purges et les saignées dont les résultats étaient plus que discutables, beaucoup de médecins en étaient venus progressivement à administrer des drogues comme l’opium, la cocaïne et l’alcool entraînant la dépendance. Au final, la médecine héroïque ne présentait pas d’avantages thérapeutiques évidents. Les médecines populaires à base de plantes et de racines étaient certainement plus efficaces et moins dangereuses pour le patient. De 1830 jusque vers la fin du siècle, la médecine héroïque devint tellement critiquée à la fois en dehors et au-dedans de la profession médicale que les médecins commencèrent à douter de l’efficacité de toutes les drogues contenues dans leur trousse médicale. C’est pendant cette période d’incertitude médicale qu’Andrew Taylor STILL lui aussi, commença à remettre en question la médecine traditionnelle qu’il pratiquait.
 
L’OSTÉOPATHIE, UNE RÉPONSE À UNE MÉDECINE INNEFICACE
Andrew Taylor STILL est né en 1828 au États-Unis d’un père médecin et pasteur méthodiste. Encouragé par son église, son père pratiquait la médecine « héroïque ». Andrew, à l’âge de 14 ans, « soigné » par les outils de cette médecine, perdit sa dentition. Cette médecine le dégoûta de l’utilisation des drogues.
Dès son plus jeune âge, Andrew montra un attrait important pour l’étude de l’anatomie à travers les dissections qu’il réalisait sur des écureuils.
Il commença à pratiquer la médecine avec son père dès l’âge de 21 ans, sa formation se faisant par apprentissage direct, comme cela se faisait à une époque où aucune loi ne réglementait l’exercice de la médecine.
Une série de tragédies personnelles allaient le propulser vers une rupture radicale d’avec la médecine traditionnelle qu’il exerçait. Entre 1955 et 1959, il perdit deux de ses enfants et sa première épouse. En 1864, il perdit trois autres enfants de méningite cérébro-spinale au même titre que toute confiance et espoir en la thérapeutique médicale de son époque. C’est dans ce contexte tragique qu’il s’acharna à trouver la cause et le traitement de la maladie.
Les nouveaux paradigmes exposés au dix-neuvième siècle firent vibrer toute la pensée américaine et ouvrirent la voie à l’acceptation de la théorie de l’évolution. STILL bénéficia du flux incessant de ces idées, formulant sa science à partir de la phrénologie, du magnétisme, du reboutement, du spiritualisme, du perfectionnisme, de la mécanique, et des concepts évolutionnistes comme expliqué dans mon article « Darwin, la face cachée de l’ostéopathie ».
C’est finalement en 1874, âgé de 46 ans que tous les éléments du puzzle prirent forme, lui donnant à penser que sa compréhension de la santé pourrait révolutionner la médecine du dix-neuvième siècle.  
 
L’OSTÉOPATHIE, VÉRITABLE RÉVOLUTION DE LA MÉDECINE
À la vue des dangers que représentait la médecine officielle et des excellents résultats de ses soins, Andrew Taylor STILL devint rapidement débordé. La charge des patients devint vite exténuante pour lui. Face à la nécessité de se faire aider et à la demande de trois de ses patients, il commença à enseigner l’ostéopathie. Au bout d’un an, étant satisfait des progrès de ses étudiants et rassuré par le fait qu’il était capable d’enseigner sa science et sa technique, STILL fonda sa première école américaine en 1892 alors qu’il avait 64 ans. Les patients affluaient vers son dispensaire à pied, à cheval, en chariots ou en train. L’essor de son cabinet fut tel que la compagnie ferroviaire augmenta le nombre de trains à destination de la petite ville où il pratiquait. On estime qu’il reçut plus de 100 000 patients. Il soignait tous types de maladies : pneumonie, diphtérie, fièvre typhoïde, choléra... Les patients restaient sur place le temps nécessaire au traitement et étaient traités plusieurs fois par jours.
Son cabinet ne désemplissant pas, les praticiens locaux commencèrent à inventer de nouvelles pratiques pour tenter de remonter leurs patientèles agonisantes. Ainsi la concurrence apparut avec l’apparition de la « boneopathy » de monsieur WARD, ancien étudiant de STILL ou la « Neuro-osteopathis » du docteur NOE en 1894 qui avait côtoyé WARD. Il s’agissait de pâles copies de l’ostéopathie. En 1893, Daniel David PALMER, un magnétiseur de DAVENPORT, séjourna comme patient au sein du dispensaire de STILL où il reçut de nombreux traitements. Deux ans plus tard, il annonça avoir découvert la chiropraxie ou chiropractie, une approche de la Santé incroyablement proche de l’ostéopathie.
 
Les pionniers de l’ostéopathie croyaient qu’ayant découvert le secret de la santé, la science médicale accepterait enfin la philosophie et les techniques ostéopathiques. L’histoire en décida autrement.

N'hésitez pas à prendre rendez-vous avec M. COMPIN au sein de son cabinet à Toulouse. 

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